Une poutre, un poteau, une panne, un arbre : vous voulez y accrocher une corde. Tient-il ? La calculette Supports d’amarrage vous aide à y réfléchir. Elle répond par un taux : « 0,6 sur 1 » veut dire que l’élément, tel que vous l’avez décrit, est sollicité à 60 % de ce qu’il peut reprendre pour ce critère. Au-dessus de 1, il ne suffit pas. En dessous, il n’est pas validé pour autant : le résultat s’accompagne toujours de réserves à vérifier sur place.
Supports d’amarrage est présenté en aide à la décision : une méthode tracée, avec ses limites et ses réserves affichées à côté du résultat. Elle aide à juger et ne valide pas une structure : elle ne remplace ni un bureau d’études ni une note de calcul.
Ce que vous pouvez regarder
- Acier, bois de charpente, béton. L’outil calcule le taux de résistance d’un élément isolé : profilé, pièce de charpente, poutre ou poteau, poids propre compris. L’effort est vertical, dans un cône de ±40° autour de la verticale descendante, ou dans une direction que vous choisissez. Il indique aussi où vous placer sur la pièce.
- L’arbre vivant. L’outil compare l’effort de la corde au point d’accroche au seuil du bois vert (Stuttgart) et à des classes EC5 hypothétiques. Il n’attribue aucune capacité à un arbre : l’état, les racines et le sol restent à juger sur place.
- Le guide de chevillage. Reconnaître le support, comprendre comment une cheville tient et casse, poser selon la notice, prévoir les essais. Avec des schémas.
- La documentation. Mode d’emploi, équations, sources et limites de chaque module, en pages illustrées.
Le guide de chevillage en images
Le guide explique comment le support travaille quand on y fixe une cheville : le béton se rompt en cône autour d’une tige tirée, et deux chevilles trop proches partagent le même cône, donc la même matière.
Quel effort ?
Le Petit Mémento du Cordiste (FTC, 6e édition) demande qu’un support résiste à 1 200 daN, soit 12 kN, sans rupture : c’est l’effort de référence pour un utilisateur. L’outil l’augmente avec le nombre d’utilisateurs : 13,5 kN pour deux, 15 kN pour trois, 16,5 kN pour quatre, 18 kN pour cinq. Pour chaque pièce, vous lisez un taux sur 1.
Comment l’utiliser
- Choisissez le matériau : acier, bois, béton, ou arbre.
- Décrivez la pièce : type, dimensions, portée, appuis. L’outil vous guide par des questions de métier plutôt que par des réglages d’angle.
- Indiquez la direction de la corde et le nombre d’utilisateurs.
- Lisez le taux et surtout les réserves : elles disent ce qu’il reste à vérifier avant d’accrocher quoi que ce soit.
À retenir
- Un taux sous 1 veut dire : l’élément isolé satisfait le critère calculé, rien de plus.
- Les réserves sont aussi importantes que le taux : lisez-les.
- Un arbre n’a pas de capacité attribuée par l’outil : il le compare, il ne le valide pas.
Les limites
- Résistance théorique d’un élément isolé. Ce n’est ni une validation de structure, ni une validation d’ancrage.
- Certains domaines mécaniques sont incomplets ; l’outil les déclare.
- Il ne remplace ni la notice du fabricant, ni la justification d’une installation. Les normes et documents cités ne sont pas reproduits.
Prêt à essayer ? Supports d’amarrage

